
Depuis le 18 septembre, la jeunesse se mobilise. Parti de Créteil, le mouvement touche aujourd'hui plus de 900 lycées et une trentaine d'universités. Les élèves réclament des professeurs remplaçants, des classes moins chargées, des bâtiments rénovés et la fin de Parcoursup. Les étudiant·es les ont rejoint·es contre la précarité et la sélection.
L'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante appellent à une grande manifestation nationale le mardi 6 octobre. La FSU, la CGT, FO, Solidaires et SUD ont déposé des préavis pour que les personnels puissent faire grève et les rejoindre.
Nos dirigeants négligent le présent de la jeunesse, avec ses conditions d'études, comme son avenir, avec l'inaction climatique. Elle exprime avec franchise, avec courage et avec ses propres moyens le manque de considération dont elle fait l'objet. Nous soutenons de toutes nos forces le mouvement lycéen et étudiant. Ils et elles sont les porte-voix des principes et des valeurs démocratiques, de fraternité, de sororité, d'adelphité, d'équité, d'égalité et de solidarité. Nous partageons ces valeurs, en ami·es ou en parents de jeunes mobilisé·es. Marchons à leurs côtés !
Le mouvement du 26 septembre appelle ses collectifs, présents dans plus de 260 villes, à rejoindre les cortèges du 6 octobre et à se tenir devant les lycées et les établissements d'enseignement supérieur dès le matin.
Les revendications des lycéen·nes convergent avec celles du mouvement du 26 septembre, pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Des classes surchauffées en juin et glacées en hiver : nos écoles ne sont pas prêtes pour les canicules qui viennent. Nous demandons un plan d'urgence pour l'école, comme dans les autres secteurs : un recrutement massif et la rénovation de tous les établissements. Ces moyens peuvent être financés. TotalEnergies a encaissé 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu'un an plus tôt, pendant que des classes ferment faute de moyens.
Le gouvernement continue de répondre par la répression : près de 2 000 interpellations pour la seule journée du 1er octobre, et des lycéen·nes blessé·es. Le ministre propose une plateforme de consultation en ligne. Les lycéen·nes ont pourtant exprimé leurs revendications à plusieurs reprises, de manière claire et lucide. Le gouvernement doit recevoir les organisations lycéennes et étudiantes afin d'y répondre. Il doit aussi cesser immédiatement la répression violente de la jeunesse.
Mardi 6 octobre, toutes et tous dans la rue.
La mobilisation continue ensuite. Les 10 et 11 octobre, des rassemblements bruyants et des casserolades auront lieu partout en France contre l'Omnibus pesticides. Le 12, la manifestation Decolonize partira de la place d'Iéna à Paris. Le 17 octobre réunira la Journée mondiale du refus de la misère, les commémorations du 17 octobre 1961 et la mobilisation des Gilets jaunes pour le pouvoir d'achat, contre les superprofits et pour la dignité.
Puis viendra la mobilisation du week-end des 14 et 15 novembre, pour le présent et l'avenir des enfants. Le samedi 14 novembre, le Climate Action Network Europe, qui rassemble 200 organisations dans 40 pays, appelle à une journée d'action pour le climat et la justice sociale dans toute l'Europe. La COP31 se tiendra alors à Antalya, et le vote solennel du budget aura lieu deux jours plus tard. Le 14 novembre est aussi la journée d'action du collectif Enfantiste contre les violences faites aux enfants et aux adolescent·es. Partout où ce sera possible, nous rejoindrons ses manifestations et défilerons en soutien, derrière elles et eux.
Tout le calendrier est sur 26septembre.org.


