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120 000 personnes dans les rues de 260 villes : ce samedi 26 septembre, la mobilisation pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale a rassemblé largement partout en France.
Après un été marqué par les canicules, les incendies et les sécheresses, la mobilisation du 26 septembre a montré que l’urgence climatique ne pouvait plus être reléguée au second plan. Dans les métropoles comme dans les villes moyennes et les communes rurales, des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel et sont descendues dans la rue pour demander des réponses à la hauteur de la crise climatique et sociale.
120 000 personnes se sont mobilisées dans 260 villes et communes, avec des cortèges et rassemblements organisés sur l’ensemble du territoire. Pompiers, parents, locataires et agriculteurs ont aussi rejoint à la mobilisation via l’appel On veut vivre! C’est autour de ce cri du cœur qu’à Paris 8 000 personnes se sont rassemblées place de la République à Paris et 120 000 partout en France.
Cette mobilisation nationale intervient après plusieurs mois marqués par des événements climatiques extrêmes et alors que l’appel lancé à la fin de l’été a pris une ampleur importante. À la veille du 26 septembre, il rassemblait 51430 signataires, dont 1 206 organisations, et plus de 260 mobilisations étaient recensées dans 90 départements.
Cette mobilisation fait entendre une même demande : que l’urgence climatique soit enfin traitée comme une urgence politique, sanitaire et sociale.
Se rassembler pour demander une stratégie nationale climatique
Après un été de tous les records, protéger, adapter, réduire, sont les trois leviers indispensables pour répondre dès maintenant à l’urgence climatique. Face aux conséquences déjà visibles du dérèglement climatique, les personnes mobilisées demandent aux pouvoirs publics d’engager trois plans complémentaires :
- Un plan d’urgence, pour protéger immédiatement les populations face aux fortes chaleurs et aux événements climatiques extrêmes : lieux frais accessibles, protection des personnes vulnérables et des travailleurs, renforcement des services de secours et adaptation des établissements de santé et d’accueil.
- Un plan national d’adaptation, pour donner aux territoires les moyens de faire face durablement au dérèglement climatique : renforcement des moyens des collectivités, rénovation des logements, protection des forêts et des sols et préservation de l’eau comme bien commun.
- Un plan d’atténuation, pour agir sur les causes du dérèglement climatique : sortie de la dépendance aux énergies fossiles, fin des subventions aux énergies fossiles et développement de transports publics accessibles.
Transformer la mobilisation en force collective
Des milliers de personnes ont fait entendre une demande claire : Face aux canicules, aux incendies et aux sécheresses, il faut un plan d’urgence climatique et des actes à la hauteur de la situation. “Le monde change, le climat change, le financement des pompiers doit changer aussi.” Nicolas Laumet, SUD Pompiers.
Mais cette mobilisation ne s’arrêtera pas ce soir. Dans toutes les villes, les manifestations ont été suivies d’assemblées citoyennes, pour permettre aux personnes mobilisées de se retrouver, de faire émerger des initiatives locales et de décider collectivement des prochaines étapes. Chaque rassemblement est invité à se conclure par la décision d’une prochaine action, avec une date, afin que la mobilisation se poursuive dans la durée.
L'initiative "On veut vivre" va se poursuivre pour aider à organiser concrètement les lieux de vie et les espaces où le changement climatique frappe de plein fouet les plus fragiles : “j’ai dû être évacuée de Bordeaux cet été avec ma famille, ça fait bizarre de devoir fuir dans son propre pays. J’ai peur que ça recommence de plus en plus fort d’été en été” Mattia, 20 ans, étudiante à Paris.
Fin octobre, un rassemblement national réunira des délégué·es des collectifs locaux. L’objectif : structurer la mobilisation dans les territoires et faire émerger des groupes de travail autour des enjeux de santé, d’environnement, d’éducation et de justice sociale.
CONTACT PRESSE
Mouvement du 26 septembre
Benjamin Ball - Mouvement 26 septembre
06 49 98 57 53
Mattia Geonget - Mouvement 26 septembre jeunes
06 15 68 71 98
Gabriel Mazzolini - Amis de la Terre / Coordination de la marche parisienne / Initiative On veut vivre - 06 09 23 87 75
Hélène Mocquillon - Générations Futures / Marche parisienne - 07 75 66 59 68


