SUD éducation, qui porte l'appel du 26 septembre avec l'Union syndicale Solidaires, appelle les personnels de l'éducation à marcher partout en France. Après des vagues de chaleur qui ont rendu écoles et universités invivables, le syndicat réclame des protocoles nationaux de protection et un vrai plan de rénovation du bâti scolaire.
Des écoles et des universités en première ligne
Canicules à répétition, tempêtes, inondations, méga-feux : le syndicat rappelle que le dérèglement climatique a déjà un coût humain, en morts, en blessés et en malades, et que l'éco-anxiété progresse, en particulier chez les jeunes. Les feux de cet été ont aussi montré le manque de moyens de prévention et de lutte contre les incendies.
Dans l'éducation, les épisodes de chaleur de mai, juin et juillet, puis de nouveau en septembre, ont fait travailler personnels, élèves et étudiant·es dans des classes à 38 degrés, et passer des examens dans des conditions que SUD éducation juge indignes. Pour le syndicat, les mesures du ministère sont restées en deçà de ses obligations de santé et de sécurité. Le 9 septembre, avec l'ensemble des organisations syndicales, il a quitté la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du ministère de l'Éducation nationale pour protester contre l'inaction du gouvernement.
Ce que demande SUD éducation
- la formalisation et la généralisation de l'autorisation d'absence pour les personnels vulnérables ;
- des protocoles nationaux, rédigés par les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, qui concilient l'obligation d'assiduité et la santé des élèves et des étudiant·es, à l'abri de l'arbitraire des chefs de service ;
- un plan de réhabilitation du bâti scolaire et universitaire, avec une information des collectivités propriétaires sur les financements disponibles (Urgence canicule, Edurénov, Fonds vert) et une incitation à y recourir vite.
Adapter les bâtiments avant de toucher au calendrier
Le syndicat relève qu'en septembre, le ministère a retiré 40 millions d'euros au plan d'urgence consacré à l'adaptation climatique des écoles. Avec Solidaires et les autres membres de l'Alliance écologique et sociale, il a publié un rapport détaillé sur l'inadaptation du bâti scolaire au dérèglement climatique.
Rouvrir le débat sur le calendrier scolaire serait vain, estime SUD éducation, tant que les locaux et les conditions de travail restent en l'état : avec les températures actuelles, l'année scolaire est déjà intenable, et l'allonger l'aggraverait.
SUD éducation appelle donc à manifester massivement le 26 septembre pour la justice climatique et pour la défense des services publics, qu'il présente comme les garants de l'égalité face aux crises. Le communiqué est aussi disponible en version imprimable (PDF).
Communiqué de SUD éducation, publié le 14 septembre 2026 sur sudeducation.org.
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