
Depuis une semaine, des élèves du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise, puis de Lille, Lyon, Marseille, Nice et Orléans-Tours bloquent leurs lycées. Ils et elles dénoncent des classes de 34 ou 35 élèves, parfois sans assez de chaises et de tables, des professeur·es absent·es et non remplacé·es, le manque d'AESH, d'infirmières et de surveillant·es, des fermetures de classes de terminale, des bâtiments vétustes et des emplois du temps intenables.
Le mouvement du 26 septembre soutient cette mobilisation et les organisations lycéennes qui appellent à l'étendre ce mardi 29 septembre.
Le 26 septembre, nous avons manifesté dans plus de 260 villes pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Notre appel exige un plan d'urgence, et d'abord des écoles où l'on ne meure pas de chaud. Des lycées sans professeur·es en nombre suffisant, sans infirmière et aux bâtiments vétustes ne pourront pas protéger les élèves pendant les prochaines canicules. Les moyens humains et matériels que demandent les lycéen·nes font partie du plan d'urgence que nous réclamons.
Ces moyens peuvent être financés. TotalEnergies a encaissé 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu'un an plus tôt, pendant que des classes ferment faute de moyens.
Face à des adolescent·es qui expriment avec lucidité des revendications pour améliorer leur quotidien, le système scolaire et leur avenir, le gouvernement a choisi la répression. Lundi 28 septembre, au moins 164 personnes ont été interpellées selon le ministère de l'Intérieur. À Saint-Ouen-l'Aumône, un lycéen a eu les dents brisées par un tir de lanceur à bout portant devant son établissement ; l'IGPN est saisie. En Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise, six avocat·es dénoncent des gifles au commissariat, et le cas d'un adolescent de 15 ans arrivé le visage en sang, examiné par un médecin six heures après le début de sa garde à vue.
Nous dénonçons ces violences, ces intimidations et ces gardes à vue d'adolescent·es, qui touchent en premier lieu la jeunesse des quartiers populaires.
Nous demandons :
- l'arrêt immédiat des interventions policières devant les établissements scolaires ;
- que le gouvernement reçoive sans délai les organisations lycéennes ;
- un plan d'urgence pour l'école : recrutement de professeur·es, d'AESH, d'infirmières et de surveillant·es, limitation du nombre d'élèves par classe, rénovation des bâtiments scolaires contre la chaleur.
Nous serons aux côtés des lycéennes et des lycéens dans leurs mobilisations.


